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Logiciels comptables

Quel logiciel comptable pour une PME suisse ?


Bexio, Crésus, WinBIZ, Abacus, Odoo : le bon choix dépend moins de la liste des fonctions que de trois questions rarement posées. Et quel que soit le vôtre, nous travaillons dedans plutôt que de vous demander d’en changer.

Les questions qui décident

Le meilleur logiciel n’existe pas. Le bon pour vous se déduit de quatre réponses.

Qui saisit, vous ou nous ?

Un logiciel pensé pour l’entrepreneur et un logiciel pensé pour la fiduciaire ne se ressemblent pas. Si vous saisissez vous-même, la simplicité prime. Si nous saisissons, ce sont la qualité de l’export et la souplesse du plan comptable qui comptent.

Avez-vous des salariés ?

Un module salaire suisse doit être certifié Swissdec, dans sa version ELM 5.0. C’est la norme qui permet de transmettre en une seule déclaration les données aux caisses AVS, aux assurances et au fisc. Sans elle, chaque annonce se refait à la main.

Où vivent vos données ?

En ligne, elles sont accessibles à deux et sauvegardées pour vous. Installées sur un poste, elles n’appartiennent qu’à vous, et la sauvegarde aussi. Les deux se défendent. Ce qui ne se défend pas, c’est de ne pas savoir lequel des deux vous avez choisi.

Et si vous partez ?

C’est la question de long terme, et personne ne la pose avant de signer. Un logiciel dont on n’extrait pas ses écritures est un logiciel dont on ne sort pas. Demandez l’export avant, pas après.

Ce qui compte vraiment en Suisse

Six points techniques départagent les logiciels utilisables ici de ceux qui ne le sont pas.

  • La QR-facture. Le bulletin de versement rouge et orange a disparu le 30 septembre 2022 : un logiciel qui ne la produit pas n’est plus utilisable.
  • La certification Swissdec pour les salaires, dans sa version ELM 5.0.
  • Le décompte TVA au bon format, et la possibilité de basculer entre méthode effective et taux de la dette fiscale nette.
  • La récupération automatique des écritures bancaires, au format camt.053 ou via bLink.
  • Un plan comptable suisse PME, pas un plan traduit d’ailleurs.
  • Un export complet et lisible de vos données, disponible sans demander l’autorisation à quiconque.

Le reste — le nombre de fonctions, l’élégance de l’interface — se rattrape. Ces six points, non.

Notre position

Nous ne vendons aucun logiciel et ne touchons de commission sur aucun d’entre eux.

C’est volontaire. Une fiduciaire qui revend une licence a un intérêt à ce que vous gardiez ce logiciel, y compris quand il ne vous convient plus. Nous préférons travailler dans le vôtre. Si nous vous conseillons d’en changer un jour, ce sera pour une raison que nous saurons écrire noir sur blanc.

Les logiciels que nous prenons en charge

Une page par logiciel, avec ce que nous faisons dedans et ce que nous reprenons quand vous arrivez avec.

  • Bexio — en ligne, pensé pour les petites structures qui saisissent elles-mêmes.
  • Crésus — l’outil historique des fiduciaires romandes, salaires certifiés Swissdec ELM 5.0.
  • WinBIZ — gestion commerciale et comptabilité dans le même outil, très présent en Suisse romande.
  • Odoo — ERP complet, quand la comptabilité n’est qu’une pièce d’un système plus large.
  • Abacus — le standard des structures plus grandes et des groupes à consolider.

Vous en utilisez un autre ? Dites-le-nous. La question n’est pas de savoir si nous le connaissons, mais si vos données en sortent proprement.

Questions fréquentes

Faut-il changer de logiciel en changeant de fiduciaire ?

Non, et c’est même rarement une bonne idée de faire les deux la même année. Changer de fiduciaire est une reprise de dossier ; changer de logiciel est une migration de données. Les mener ensemble, c’est se priver du point de comparaison qui permet de vérifier que rien ne s’est perdu.

Le logiciel est-il compris dans vos honoraires ?

La licence reste la vôtre et à votre nom : c’est ce qui garantit que vous gardez vos données si nous nous séparons. Nous facturons notre temps, pas un abonnement que nous vous revendrions avec une marge.

Une PME genevoise a-t-elle vraiment besoin d’un logiciel ?

Au-delà de 500 000 francs de chiffre d’affaires, la comptabilité en partie double est obligatoire et un tableur ne suffit plus, ni pour la TVA ni pour le bouclement. En dessous, un tableau bien tenu peut passer, mais il coûte souvent plus cher en temps de fiduciaire qu’un abonnement.

Pouvez-vous récupérer une comptabilité tenue dans un logiciel que vous n’utilisez pas ?

Oui, dans la quasi-totalité des cas. Ce qui compte, c’est l’export : un fichier d’écritures, les soldes d’ouverture et les justificatifs. Si l’export est impossible, nous reconstruisons à partir des relevés bancaires, ce qui prend plus de temps et se dit avant de commencer.

Dites-nous dans quoi vous travaillez.

Le questionnaire pose la question en trois clics. Vous recevez une estimation qui tient compte de votre logiciel, pas d’une moyenne.